5 questions à se poser pour réussir son projet de réalité virtuelle

En peu de temps, la réalité virtuelle a investi de nombreux domaines et a prouvé qu’elle était plus qu’un divertissement. Pour autant, elle n’est pas toujours facile à appréhender. Pour mener à bien son projet de réalité virtuelle, il est essentiel de se poser les bonnes questions.

#1 Veut-on être spectateur ou acteur ?

Il y a deux manières de vivre une expérience immersive.

D’abord, en étant spectateur. C’est le rôle de la vidéo 360°. Un format pensé pour l’immersif. L’utilisateur regarde une vidéo comme s’il était en son centre. Il n’interagit pas, il observe seulement, mais autour de lui.
Ensuite, il y a la réalité virtuelle qui permet d’être acteur de ses mouvements. Elle se vit contrôleur en main, détecteurs de position pointés vers l’utilisateur. Lorsque ce dernier s’avance ou se baisse, son avatar s’avance et se baisse dans le monde virtuel. C’est tout le corps qui est convié. L’utilisateur interagit avec ce qui l’entoure. L’immersion est totale et l’expérience tout à fait différente de la vidéo 360°.

En somme, la vidéo 360° et la réalité virtuelle entretiennent la même différence que la vidéo avec le jeu vidéo.

#2 Quel contenu imagine-t-on ?

Tout le processus de production dépend du contenu.

On peut choisir d’immerger le spectateur dans des scènes réelles. Dans ce cas, il faut passer par un tournage avec une caméra 360°, et imaginer une mise en scène adaptée à ce type de productions, car le tournage 360° a ses exigences. Il n’y a pas d’hors-champ en 360°. Il faut donc cacher l’équipe de tournage, et oublier les caméramans. C’est pourquoi, les films VR se contentent en général de caméras immobiles ou de caméras embarquées.

L’autre solution est l’image de synthèse. Grâce à elle, on peut prévoir des mises en scènes plus libres qui évacuent les contraintes du tournage. Et pour faire de la réalité virtuelle, donc du contenu proche du jeu vidéo, c’est aussi par elle qu’on passera.

Voici par exemple, une de nos productions en image de synthèse.

#3 Quelles sensations provoquer ?

Avec le choix du contenu, vous définissez aussi ce qui va faire de votre animation une expérience intéressante. Autrement dit : qu’est-ce qui va attirer le public vers votre animation ? Allez-vous leur vendre une expérience contemplative, ou une expérience à sensation forte ?

Les approches sont nombreuses. Vous pouvez vous contenter d’une simple immersion, dont le but est de transporter le public dans un ailleurs virtuel. L’essentiel est de veiller à ce que l’expérience soit en accord avec le but de l’opération. Que vous vendiez un produit, promouviez un évènement, ou communiquiez une marque, il faut rester cohérent dans votre approche.

Attention alors à ne pas proposer quelque chose de trop extrême. En trompant le cerveau, l’immersif décuple les sensations bien plus qu’avec un film normal. C’est pourquoi il faut veiller à bien doser les effets.

© Photo by gordonplant, flickr

#4 Vers quels casques se diriger ?

Une fois le contenu établi, le choix du casque devient plus facile. On peut réduire toutes les gammes à trois catégories :

  • les casques reliés à machines ;
  • les casques avec smartphone embarqués ;
  • et les casques autonomes.

Pour une expérience de réalité virtuelle riche et interactive, on se dirigera vers des périphériques reliés à des machines : l’Oculus Rift, le HTC Vive, le Samsung Odyssey, le Playstation VR. Leur particularité ? Ils sont fournis avec des contrôleurs et des capteurs conçus pour une immersion corporelle. Ils se branchent à des PCs ou à des consoles (PS4), seules machines capables de générer du contenu lourd en temps réel.

Oculus Rift : relié à un PC
En revanche, si on souhaite seulement offrir de la vidéo 360°, les deux autres types de casques sont tous choisis. Imaginés pour du contenu léger, média vidéo ou images panoramiques, ils ont l’avantage de la mobilité avec un matériel facile à mettre en place. Les solutions embarquées sont des casques dans lesquels on insère son smartphone. Et les solutions autonomes, des casques seuls qu’il suffit d’endosser. Ni branchement, ni machine, ni manette, ni capteurs. Là où on perd en puissance, on gagne donc en accessibilité. Les casques offrant ce genre d’immersion sont nombreux. Citons les plus connus : le Samsung Gear, le Google Daydream View, l’Homido, le Cardboard, ou l’Oculus Go.
Oculus GO : casque autonome
Vous trouverez plus de détails sur la question dans notre article sur les casques.

#5 Quel dispositif mettre en place ?

Si l’utilisateur doit se déplacer, prévoyez un espace dédié à cet effet. La réalité virtuelle fonctionne avec des détecteurs de position qui forment une zone dans laquelle le joueur évolue. Prévoyez aussi un animateur. Son rôle est de veiller au bon déroulement de l’animation, en aidant chacun à endosser le casque et à s’acclimater avec le matériel. Dans des événements publics, ces précautions sont indispensables pour assurer le plaisir et la sécurité de tous.

À l’inverse, si vos utilisateurs n’ont pas besoin de se déplacer, invitez-les à s’asseoir. Les expériences VR pouvant être déstabilisantes, on comprendra qu’il faille les ménager. Prévoyez si possible, un fauteuil confortable, et pivotant pour que l’utilisateur puisse profiter au maximum du format 360°. Dans votre installation, rien ne doit venir entraver ses mouvements. Il serait dommage qu’il vienne se cogner ou se prendre les pieds dans un branchement en tournant sur son siège. C’est pourquoi les casques sans fils sont très pratiques et recommandés pour ce genre d’animation.
Si vous partez d’idées larges, ces questions peuvent aider à préciser votre projet. Elles ne viennent pas barrer vos idées, seulement leur donner une voie réalisable. C’est tout l’avantage des productions virtuelles, d’être faites sur-mesure.

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